La certification ISO 26000 s’impose aujourd’hui comme un repère incontournable pour les organisations qui souhaitent structurer et valoriser leur démarche RSE. Mais comment s’y préparer concrètement ? De l’état des lieux à la valorisation des résultats, chaque étape compte pour transformer la responsabilité sociétale en véritable levier de performance et d’attractivité. FABL Conseil vous guide dans la préparation de cette démarche exigeante, accessible aux PME comme aux associations.
Comprendre la norme ISO 26000
La norme ISO 26000, publiée en 2010, définit les lignes directrices de la responsabilité sociétale pour tous types d’organisations, publiques ou privées. Contrairement à d’autres normes ISO, elle n’est pas certifiante au sens strict : il s’agit d’un référentiel d’engagement et de progrès, cela signifiant que l’on va suivre les points atteints plutôt que non réalisés.
Les piliers sont les suivants :
- Gouvernance de l’organisation
- Droits de l’homme
- Relations et conditions de travail
- Environnement
- Loyauté des pratiques
- Questions relatives aux consommateurs
- Communautés et développement local
L’ISO 26000 aide à intégrer ces principes dans la stratégie, les processus et la culture de l’organisation. Elle s’adresse aussi bien aux grandes entreprises qu’aux PME, collectivités et associations, l’important étant de l’adapter à ses propres besoins. D’ailleurs, un article est disponible sur le blog concernant le lancement d’une démarche RSE.
Les étapes clés pour se préparer
- Réaliser un diagnostic initial : avant toute chose, il est essentiel de faire un état des lieux : quelles sont les pratiques existantes (parfois d’ailleurs sans qu’on s’en soit rendu compte, vous pouvez me croire) ? Quels sont les points forts et les axes d’amélioration ? Un diagnostic RSE permet de cartographier les actions déjà en place et d’identifier les écarts avec les exigences de la norme.
- Identifier les parties prenantes : la réussite d’une démarche ISO 26000 repose sur l’identification et l’implication des parties prenantes : salariés, clients, fournisseurs, partenaires, collectivités, associations locales… Il s’agit de comprendre leurs attentes, leurs besoins et leurs impacts potentiels sur l’organisation. En effet, concernant ce sujet, tout le monde doit être embarqué pour que cela réussisse
- Définir les axes prioritaires : toutes les organisations n’ont pas les mêmes enjeux RSE. Il convient donc de sélectionner les thématiques les plus pertinentes selon votre activité, votre taille et votre territoire d’intervention. Cette priorisation permet de concentrer les efforts sur les sujets à fort impact.
- Élaborer un plan d’actions : sur la base du diagnostic et des priorités, il s’agit de formaliser un plan d’actions : objectifs à atteindre, indicateurs de suivi, moyens à mobiliser, calendrier de mise en œuvre. Ce plan doit être réaliste, progressif et partagé avec l’ensemble des équipes. Prévoyez un temps d’acculturation suffisant pour embarquer vos équipes.
Mettre en œuvre la démarche
- Impliquer et former les équipes : la réussite de la démarche dépend de l’adhésion de tous. Il est donc essentiel de sensibiliser, former et mobiliser les collaborateurs autour des enjeux RSE. Des ateliers, des formations ou des réunions d’information peuvent être organisés pour expliquer la démarche et donner du sens à l’engagement collectif.
- Piloter et suivre les actions : le pilotage est une étape clé car il s’agit de suivre l’avancement des actions, d’ajuster les priorités si besoin et de mesurer les premiers résultats. L’utilisation d’indicateurs clairs (quantitatifs et qualitatifs) permet d’objectiver les progrès et d’anticiper les difficultés.
- Intégrer la RSE dans la stratégie globale : pour qu’elle soit pérenne, la démarche RSE doit être intégrée à la gouvernance de l’organisation : prise en compte dans les décisions stratégiques, communication régulière auprès des parties prenantes, valorisation des réussites.
Audit et valorisation
- Préparer l’audit externe (ou l’évaluation) : même si ISO 26000 n’aboutit pas à une certification “officielle”, il est possible de faire reconnaître son engagement via des labels (ex : Engagé RSE par AFNOR, Lucie, B-Corp) ou des évaluations externes. Préparer cet audit, c’est rassembler les preuves, documenter les actions et impliquer les équipes dans la présentation des résultats puisqu’une majorité des équipes sera intégrée lors du passage éventuel d’un évaluateur.
- Communiquer et valoriser : une démarche RSE aboutie est un atout de communication majeur : elle renforce la marque employeur, rassure les clients et partenaires, et peut faire la différence lors d’appels d’offres publics ou privés. Il est donc essentiel de valoriser les résultats obtenus, de partager les bonnes pratiques et de s’inscrire dans une logique d’amélioration continue.
Conclusion
Se préparer à la certification ISO 26000, c’est structurer sa démarche RSE, fédérer ses équipes et renforcer la confiance de ses parties prenantes. Au-delà de la conformité, c’est une véritable opportunité de transformation et de création de valeur, accessible à toutes les organisations, quelle que soit leur taille.
FABL Conseil accompagne PME et associations à chaque étape, pour faire de la RSE un levier de performance durable et reconnu.

